Tout savoir sur le syndrome de Diogène

Véritable trouble du comportement, le syndrome de Diogène associe une tendance morbide à l’accumulation d’objets, un isolement social et une négligence de l’hygiène corporelle et environnementale. Cette pathologie médicale entraîne alors une insalubrité sévère et des conditions de vie particulièrement dégradées. La prise en charge thérapeutique implique un débarras des locaux et un nettoyage de fond en comble par une entreprise spécialisée. Cette dernière éliminera les déchets, tuera les nuisibles qui en profitent généralement pour s’installer et désinfectera les lieux. Qui peut développer un syndrome de Diogène, en quoi cela consiste-t-il et comment en venir à bout ? On vous dit tout sur ces « entasseurs pathologiques ».

Les symptômes du syndrome de Diogène

Une première étude est réalisée sur le sujet en 1966 par deux psychiatres anglais, mais c’est en 1975 que l’expression « syndrome de Diogène » est rendue publique suite au travail de trois gériatres britanniques. Le terme est inspiré du philosophe grec de l’Antiquité Diogène de Sinope. Ce dernier vivait dans la simplicité, au mépris des conventions sociales, afin d’accéder à une certaine liberté matérielle et mentale. Le syndrome de Diogène décrit un trouble du comportement basé sur l’accumulation d’objets. Contrairement à l’œuvre d’un collectionneur, une personne atteinte par ce trouble entasse tout sans aucune méthode ni aucun ordre particulier. Les symptômes du syndrome de Diogène sont :

  • la syllogomanie (accumulation d’objets hétéroclites) ; le patient garde généralement tout, des emballages alimentaires au matériel hors d’usage en passant par les ordures ménagères et parfois même des animaux ;
  • une négligence de l’hygiène corporelle ;
  • un désordre impressionnant de l’habitat et une négligence de l’hygiène domestique avec une insalubrité extrême ;
  • un isolement social souvent prononcé, mais sans plainte particulière du sujet qui se sent souvent incompris et rejeté et ne ressent aucune honte vis-à-vis de son comportement ;
  • et le refus d’une aide extérieure qui est vécue comme intrusive (le sujet ne laisse généralement personne entrer dans son foyer).

Qui peut développer un syndrome de Diogène ?

Dans la grande majorité des cas, ce syndrome apparaît à la suite d’un choc psychologique intense qui peut correspondre à la perte d’un proche ou à un changement brutal de situation. Néanmoins, la cause initiale reste généralement un traumatisme vécu dans la petite enfance. Le syndrome de Diogène touche essentiellement les personnes âgées de sexe féminin et vivant seules, avec une moyenne d’âge qui varie de 70 à 80 ans. Ce type de comportement est souvent associé à une pathologie psychiatrique (schizophrénie, trouble obsessionnel ou phobique…) ou à la maladie d’Alzheimer. Enfin, cette attitude ne semble pas être liée à des problèmes financiers puisque les revenus des sujets sont plutôt corrects, voire aisés.

Le nettoyage d’une habitation après un syndrome de Diogène

Lorsqu’une personne s’isole, garde tout et n’importe quoi, ne range plus et ne nettoie plus son habitation, toutes les conditions sont réunies pour créer une réelle insalubrité de l’environnement direct. Le logement de ces individus présente un niveau de dégradation très avancé avec une accumulation de déchets, d’ordures et parfois d’excréments. L’appartement ou la maison est alors envahie de nuisibles en tous genres : blattes, rats, fourmis, vers, mouches, punaises… Le processus de réhabilitation de la personne en souffrance passe évidemment par le nettoyage de son habitation. Ce sont souvent les voisins qui, pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire, effectuent un signalement auprès de la mairie ou des services d’hygiène. Vivre dans un tel capharnaüm est effectivement dangereux, les pièces sont sales, encombrées, les passages sont difficiles d’accès, le risque de développer une infection reste très avancé, ainsi que le risque d’incendie. Les voisins souffrent des odeurs nauséabondes qui émanent de l’appartement et de la présence de nuisibles qui migrent vers chez eux ou dans les parties communes. Dans le cas d’un syndrome de Diogène, il faut donc faire appel à une entreprise spécialisée dans le débarras et le nettoyage des habitations.

Entreprise de nettoyage syndrome de Diogène

Dans le cadre d’un syndrome de Diogène, le protocole de nettoyage est très précis. La procédure comprend tout d’abord une phase de débarras. Les affaires sont triées avec d’un côté les documents et le matériel à garder et de l’autre ce qui doit partir à la déchetterie. Les déchets à risques infectieux sont placés sous protection pour être incinérés, selon les normes en vigueur. Il faut ensuite exterminer les nuisibles avec des traitements spécifiques. Ces derniers permettent de tuer les rats, blattes, punaises et autres espèces lors d’un premier passage, puis les éventuels œufs restants à l’occasion d’une seconde intervention. Pour finir, l’appartement ou la maison est nettoyée et désinfectée de fond en comble : sols, murs, plafonds…

Le protocole mis en place doit évidemment assurer la protection et la sécurisation des lieux. Deraking, en Gironde, est une entreprise spécialisée dans le débarras et la désinfection des locaux privés ou professionnels. Elle prend également en charge la désinsectisation ou la dératisation afin de rendre un logement impeccable, même après un syndrome de Diogène.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *